La Russie est bien le plus grand pays du monde.

Votre expérience de la Russie dépendra essentiellement des régions que vous visiterez. Si notre site Internet peut vous permettre de faire un choix parmi les multiples possibilités existantes, le présent article devrait également vous aider à planifier votre voyage. En bref, si vous vous intéressez principalement à la culture et à l’architecture de la Russie, si vous tenez à votre confort, limitez vous de préférence à la Russie européenne, c’est à dire à la région située à l’ouest de l’oural. En revanche, si vous êtes prêt à voyager à la dure et souhaitez découvrir les grands espaces naturels du pays, ne résistez pas à l’appel des vaste étendues de la sibérie et de l’extrême-orient russe. Même si vous jetez votre dévolu uniquement sur la Russie européenne, n’oubliez pas que cette région et plus grande que n’importe quel pays européens puisqu’elle s’étend de la toundra de la zone arctique jusqu’au sommet du Caucase, les plus hautes montagnes d’Europe, 3000 kilomètres plus au sud. Pensez à votre visa pour la Russie

Entre ces extrêmes se situent les deux plus belles villes de Russie, principales attractions touristiques du pays : Moscou et saint- pétersbourg. C’est là que les tsars régnèrent, que le plus grand état communiste au monde naquit, une architecture russe singulière se développa et que l’église orthodoxe russe s’épanouit. C’est là aussi que la Russie moderne est la plus visible, on y trouve des hôtels, magasins et restaurants flambant neufs et une vie nocturne animée. Pourtant, à quelques centaines de kilomètres de ces deux métropoles, des dizaines de villes et villages conservent la beauté intemporelle des doux paysages et de la culture rurale russe.

Inutile de se rendre jusqu’en sibérie pour trouver des espaces sauvages. Au-delà de Saint-Pétersbourg, dans le nord de la Russie européenne, d’immenses régions inhabitées de forêts, lacs, marécages et toundra attendent les amateurs de plein air. Parmi les sites les plus touristiques, citons : les îles Kijy et leur superbe architecture ancienne en bois ; les vénérables églises et monastères de Vologda ; et la charmante ville natale du père noël russe, « Died Maroz » (le grand-père de gel), Veliki Oustioug.

Près de Moscou, la Volga coule vers l’est, puis oblique vers le sud jusqu’à la mer Caspienne. Grande voie navigable de Russie, elle relie quantité de villes d’importances historiques ou actuelles, dont yaroslavl (cité majeure du célèbre anneau d’or). Nijni-Novgorod, Kazan, Volgograd et Astrakhan. De nombreuses minorités ethniques, dont les croyances religieuses vont de l’islam au bouddhisme en passant par l’animisme vivent dans le bassin de la Volga ou ses environs. Elle témoigne de la proximité de la Russie européenne avec l’asie et de son passé d’invasions, de migrations et d’échanges culturels.

Formant une barrière peu élevée entre la Russie européenne et la Sibérie, l’Oural s’étend du Kazakhstan, au sud, à la mer de Kara (océan arctique), au nord. Le relief est propice à des randonnées, des descentes en rafting. La région comporte également des villes au riche passé, comme Iekaterinbourg, et la principale station de ski de Russie, Magnitogorsk.

L’autre grand cours d’eau de la Russie européenne, le Don, prend sa source près de Moscou, puis coule vers le sud avant de se jeter dans la mer d’Azov, près de Rostov sur le Don, porte d’entrée du Caucase du nord. Plus au sud, au bord de la Mer Noire, le littoral de Sotchi est parsemée de stations balnéaires qui attirent des hordes de touristes russes pendant les vacances d’été. Vers l’est, les steppes du Kouban font partie des immenses plaines onduleuses qui s’étendent jusqu’en Mongolie. Le Caucase, magnifique chaîne de montagnes peuplées d’une incroyable mosaïque étnique, s’élève à la frontière sud du pays. Nombre de ces peuples n’ont été soumis par la Russie qu’au 19e siècle. Aujourd’hui, certains s’opposent entre eux ou à la Russie dans de tragiques conflits, ce qui interdit le tourisme dans plusieurs zones de la région.

Les images traditionnellement associés à la Sibérie et à l’extrême-orient russe, camps de prisonniers, exilés, zones désertiques et gelées, sont tout sauf attrayantes. Beaucoup d’occidentaux sont donc très surpris de découvrir que les étés sibériens peuvent être très chauds que des « raves parties » sont organisées sur les plages de Novossibirsk, que d’excellents restaurants ont ouvert dans la plupart des villes, et que le glacial mois de mars constitue la meilleur période pour une visite, puisque les lacs et fleuves gelés se transforment alors en voies carrossables.

Certes, la région a un passé tragique. Utilisée par les tsars, puis par le régime soviétique pour se débarrasser des éléments indésirables, elle a d’abord hébergée des criminels, puis des dissidents politiques, des personnes à la richesse douteuse, des religieux, des citoyens farouches de peuples insoumis et, finalement, presque n’importe qui sans aucune raison. L’écrivain Maxime Gorki a exprimé la terreur qu’inspirait la Sibérie dans le pays lorsqu’il la décrivit comme « une terre de chaînes et de glace ».

Encore aujourd’hui, les récits de voyages en Sibérie décrivent d’incroyables odyssées et de fascinant voyages ou l’on observe sans fin la taïga défiler depuis le cocon d’un wagon du transsibérien. En exagérant les difficultés d’une exploration libre de la Sibérie, pour un meilleur effet littéraire, ces récits à moitié réalistes ont poussé les touristes a opter pour une traversée expresse de la région.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *