Gastronomie

La noix

Le Pays de Collonges la Rouge sait vous mettre les papilles en action : les gourmandises locales sauront éveiller votre appétit !!!

La noix est présente ici depuis la nuit des temps. Les noyers font partie intégrante du paysage : chaque pré est doté de cet arbre, servant d’ombrage aux vaches limousines.
Les qualités gustatives de la Marbot (du nom d’un Général d’Empire né à Altillac en 1782) ainsi que celles de la Franquette de forme oblongue ont permis d’obtenir une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) « Noix du Périgord ».

Info+ : Ce fruit se retrouve dans de nombreuses préparations : huile de noix, gâteaux et lauzes aux noix, moutarde aux noix… Ce fruit est particulièrement bon pour la santé : n’hésitez pas à le consommer !!!

La noix fraîche est fêtée à Saillac tous les 2 ans (années paires) car on dit que la Noix Marbot serait née dans ce village : marché de producteurs, pain et gâteau aux noix géants, démonstrations de machines sont les points forts de ce 1er week-end d’octobre.

Astuce des P’tits Lutins : la noix a de nombreuses propriétés ; autrefois, son huile servait même à s’éclairer avec des lampes !!! Elle était donc particulièrement utile.

Aujourd’hui, on n’utilise plus les lampes à huile, mais l’huile de noix est toujours fabriquée pour la cuisine. La noix est dotée de bien des vertus puisqu’elle contient des Omégas 3, qui aident à fabriquer du bon cholestérol. Et en plus, elle favorise la mémoire ! Décidément, la noix est pleine de qualités…

La vigne

La vigne fut introduite au VIème siècle par des religieux désireux de produire du vin de messe. Elle connut un essor croissant jusqu’à la fin du XIXème siècle. Le fameux breuvage, d’abord réservé au clergé, fut par la suite produit pour tous.

La production était tant appréciée, qu’on l’exportait dans toute la région mais aussi jusqu’à Paris, où elle reçut un prix lors de l’exposition universelle en 1860 !!! Le vin se transportait à dos de mulets, dans des outres en peaux.

Mais en 1875, l’âge d’or se transforma en cauchemar, le phylloxéra et l’oïdium dévastèrent les vignobles…

Il fallut attendre les années 1990, avant de voir réapparaître une nouvelle production, à Branceilles. Le vin, dénommé « Mille et Une Pierres » (en référence aux nombreux cailloux découverts lors du travail de la terre), s’est vu attribuer 3 étoiles dans un guide renommé.

Info+ : Une production plus spécifique à notre région est le Vin Paillé, appelé aussi le Vin des Muses. Il s’agit d’un apéritif, issu des meilleures grappes ; celles-ci sont étendues sur de la paille pour sécher et concentrer tous les arômes. Pressé et filtré, le vin se repose au moins 2 ans avant d’être commercialisé.

Le foie gras

Grâce à sa situation géographique aux confins du Quercy et du Périgord, la tradition s’est transmise de génération en génération. La production de foie gras était importante pour compléter les revenus des paysans : cela représentait un apport supplémentaire en période de disette.

La tradition se perpétue encore aujourd’hui.

Info+ : Même si l’on pense que cette pratique est barbare, il n’en est rien ; en effet, les oies et les canards sauvages avaient pris l’habitude de se gaver avant les grands froids pour mieux résister à la longue migration de l’hiver et du printemps. Du coup, les hommes n’ont fait que développer cette particularité naturelle pour vous proposer le résultat de leur travail.

Le veau sous la mère

La vache de race limousine, à la belle robe rouge-orange, colore les prairies vertes. Le sud de la Corrèze a une tradition d’élevage du « veau sous la mère » : sa viande blanche est tendre et délicieuse. Le veau se nourrit lui-même auprès de sa mère, de façon naturelle.

Info+ : A Meyssac, la tradition perdure au cours des foires primées, qui récompensent les meilleurs éleveurs. A cette occasion, le bourg de Meyssac s’anime grandement, avec parfois de belles échappées des veaux dans les rues !!!

La fraise

La fraise a élu domicile ici, sur les terres irriguées par la Dordogne. On dit même qu’elles sont parmi les meilleures de France…

Le printemps annonce les premières fleurs blanches, puis les fruits verts se forment et enfin, la Garriguette rouge clair fond dans les bouches. La Darselect lui succède, puis la Mara des Bois nous accompagne durant l’été. L’automne nous offre enfin les fraises remontantes. D’avril à Toussaint, les fraises aux parfums incomparables se savourent sans modération !!!

Info+ : La fraise est fêtée à Beaulieu tous les ans à la mi-mai. Les rues de Beaulieu revêtent leurs plus beaux atours. La tarte géante et les animations apportent leur lot de surprises.

La châtaigne

Même si ce fruit d’automne n’est pas présent en grande quantité dans notre canton, nous devons tout de même l’évoquer car il est l’emblème de notre région Limousin.

C’est au XIIème siècle que des moines bénédictins des environs de Marseille ont encouragé la plantation de châtaigniers. Avant l’introduction de la pomme de terre, la châtaigne était l’une des nourritures de base de notre région. Au XVIIIème siècle, les châtaigniers couvraient une surface non négligeable de la commune de Curemonte. Le cadastre de l’époque recense 12 châtaigneraies.

Encore de nos jours, le fruit se mange blanchi, grillé sur les braises ou bien encore sous forme de pain lorsqu’il est réduit en farine.

Aujourd’hui, notre département en produit 1500 tonnes par an.

Info+ : La châtaigne est fêtée chaque année à Beynat, un dimanche à la mi-octobre.

Ce fruit peut être transformé en confiture (crème de marrons), gâteaux, pains, ou en marrons glacés… et même en bière depuis quelques années(bière appelée La Pradotte).